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  Historique du quartier : Les rues - L'architecture - L'expo 1905  
 

 

 

Les rues de
notre quartier

 
     
 

Les rues de notre quartier par ordre alphabétique

A :

Rue de l’Amblève : cette voie fut construite en 1905, suite à l’urbanisation du quartier qui suivit l’exposition de 1905 .C’est depuis 1909 qu’elle commémore la rivière qui coule en Ardenne et prend sa source au village d’Amblève. **

Quai des Ardennes : on se trouve ici en présence d’une des plus grandes artères de Liège, son tronçon est d’ailleurs réparti sur Liége, Angleur et Chênée. C’est à l’occasion de la fusion des communes que le Conseil Communal, dans un but d’uniformité, a décidé de supprimer l’appellation Quai des Grosses Battes, et de rebaptiser la voie en "quai des Ardennes" . Logiquement, nous devrions même dire : quai de l’Ardenne. **

 


B :

Rue Bernimolin : jadis, de nombreux biez issus de l’Ourthe non canalisée coulaient dans ce que l’on nomme erronément le boulevard de l’Automobile ( Froidmont, Frankignoul, Poincaré, Douai ). Plusieurs îles ou îlots ponctuaient le parcours de ces biez; l’île Bernimolin en faisait partie et était située entre la branche principale de la rivière et l’ancien moulin Despa. C’est en 1877 que l’on débaptisa l’ancienne rue des Cloutiers toute proche pour rappeler le souvenir de cette île aujourd’hui disparue. **

 

Impasse Boileau : Comme il est généralement le cas dans les dénominations des impasses, il s’agit du nom de l’ancien propriétaire, « bâtisseur « des maisons de l’impasse. **

 


C :

Rue de Chaudfontaine : c’est en 1909 que le Conseil Communal de Liège dénomma cette rue en hommage à la célèbre ville d’eau proche de Liège. Il faut savoir que jadis, l’accès à Chaudfontaine, au départ de Liège, ne pouvait se faire qu’en bateau. C’est donc au départ de Liège que de nombreuses têtes couronnées ont pris le bateau avant de prendre des bains à Chaudfontaine. C’est ainsi que le Prince Henri de Prusse, l’empereur Joseph II, Napoléon III sont passés par Liège avant de se rendre dans la Cité thermale. **

 

Quai du Condroz : Longeant l’Ourthe avant qu’elle ne se jette dans la Meuse au pont de Fétinne, le quai du Condroz a été ainsi dénommé pour marquer son appartenance au plateau du Condroz. La région comprise entre Meuse, Ourthe et Lesse constitue le Condroz. Ce nom vient de "condruses", peuple de la Gaule ancienne dont le territoire formait le Condroz actuel. **


D :

Rue Hubert Désamoré : Autre rue aux confins du quartier du côté des Vennes, elle fut créée pour relier le quai des Ardennes à la rue des Vennes en 1921.

Son nom lui fut donné en 1925 en l’honneur d’Hubert- François-Joseph Désamoré, né à Liège en 1857 et décédé en Angleterre durant la guerre 14-18. Ce fut là une façon de récompenser un ardent défenseur de la langue et de l’identité wallonne. Désamoré s’est distingué dans le genre crâmignon. Il fit paraître en 1881 une pièce d’une centaine de vers : « Li malheur dèl’houire Mareie à Sèret ».

Collaborateur du Caveau liégeois durant de nombreuses années, il a aussi dirigé avec succès le théâtre wallon de la Renommée.

 

Rue Paul Joseph Delcloche : c’est en 1925 que la Ville de Liège baptisa cette rue en l’honneur de Paul Joseph Delcloche, peintre liégeois qui serait né en 1716 et décédé en 1759. Il est surtout connu comme peintre attitré de Jean-Théodore de Bavière, Prince Evêque , après avoir été celui du maréchal Maurice de Saxe. **

 

Rue J. Delboeuf : Joseph Delboeuf, né à Liège en 1831, était professeur extraordinaire à l’Université de Liège. Il excella également en tant que poète, littérateur, philologue, mathématicien , hypnotiseur et polémiste, sans oublier son amour pour la langue wallonne. Il décéda en 1896. **

 

Impasse Derousseau : cette impasse est connue pour être une des plus larges de Liège. Son nom est probablement celui d’un ancien propriétaire de l’endroit. **

 

Boulevard de Douai : autrefois un chemin de halage longeait l’Ourthe sur la rive gauche de Grivegnée . Des chevaux de trait halaient les bateaux pour remonter le courant de la rivière. En 1861, le développement urbain du quartier amena la commune à remplacer le vieux chemin de halage par une route de 4 mètres. Lorsque l ‘Ourthe fut détournée et canalisée, de nombreux terrains vagues s’étendirent à l’emplacement de la rivière. Ceux-ci servirent souvent de dépotoir jusqu'à ce que l’on construise la nouvelle voie dénommée Boulevard de Douai ( précédemment quai des Vennes, puis quai Devant les Vennes ). **

 


P :

Rue de Fétinne : que de changements ici en plus de 100 ans ! En effet, cette rue n’était jadis qu’un petit sentier dénommé "ruelle des ânes" ; elle avait une largeur de 3 mètres, était bordée de hautes haies et menait à travers les champs de houblon jusqu'à l’ancienne église Saint-Vncent. La rue de Fétinne a reçu son nom actuel en 1853. **

 

Boulevard Frankignoul : né en 1882 et décédé en 1954, Edgard Frankignoul est l’inventeur du système des fameux "pieux de fondation" plus connu maintenant sous le nom de "pieux Franki ". Grâce à un brevet déposé en 1909, il en exploita la technique dans le monde entier. **

 

Boulevard de Froidmont : Froidmont désignait naguère un hameau hors de Liège coincé entre les Vennes, Fétinne, la Boverie et l’ancienne commune de Grivegnée. Cette appellation était déjà usitée au Moyen Age, car on trouve trace de ce quartier dans le manuscrit de la Paix de Flône en 1330 où Froidmont, voisine de Fétinne, s’écrivait Fromont. **

 


G :

Rue Gaucet : La création de cette rue fut décidée par le Conseil communal le 6 août 1883 afin de relier le quai Mativa à la rue de Fétinne et à la rue des Houblonnières située à proximité.

Elle fut tracée sur une largeur de 12 mètres à travers les terrains de la famille Van Hulst. On lui donna le nom de rue Gaucet en mémoire de l’auteur dramatique liégeois, Joseph-B-L Gaucet, écrivain apprécié et réputé au XIXe s. Cet homme de lettres naquit à Liège en 1811 et mourut dans notre quartier où il résidait à la Boverie le 25 novembre 1882.

 

Rue des Croix de Guerre : anciennement rue des Vergers; c’est à la demande de la section provinciale liégeoise de l ’Union nationale des Croix de guerre belges que cette rue a été ainsi baptisée. Elle a reçu son nom en mémoire des médailles que l’on attribuait aux soldats pour leur bravoure ou leur vaillance à l’occasion des deux guerres mondiales. Ce rappel est bien légitime. **

 

Impasse Guillaume : il s’agit ici d’entériner le nom de l’ancien propriétaire des lieux. **

 

Quai Gloesener : Situé en partie sur l’ancien Rivage-en-Pot et en partie sur l’ancienne île aux cochons, ce quai "moderne" dont l’urbanisation date de l’exposition de 1905, a reçu son nom en souvenir de Michel Gloesener. Il était professeur de physique expérimentale et appliquée à l’Université de Liège. Né en 1794 et décédé en 1876, il est l’auteur du remarquable "Traité des applications de l’électricité". **

 

Rue des Gravillons : il s’agit ici d’une petite rue pas très connue, au joli nom, anciennement nommée rue du Gravier, qui relie deux axes de communication très importants du quartier.


H :

Rue Richard Heintz : cette rue rend hommage au grand peintre qu’était Richard Heintz. Il a magnifiquement représenté notre Ardenne, et par son tempérament alerte et rigoureux, il a su transcender chacune de ses oeuvres. On peut le considérer comme le père du paysage ardennais. Richard Heintz est né à Herstal en 1871 et il décédé en 1929, laissant derrière lui une œuvre magnifique et mondialement reconnue. **

 

Rue des Houblonnières : c’est en 1873 que, sur des terrains cédés gracieusement à la Ville de Liège par des propriétaires du coin, on baptisa cette nouvelle rue en souvenir de ce que l’on y cultivait antérieurement. Cultivé dans cette partie de Liège mais aussi à la Boverie, à Angleur, au Longdoz et à Sclessin-bas, le houblon liégeois était très réputé pour la fabrication de la bière , tant dans notre région qu’à l’étranger . La rue des Houblonnières nous le rappelle. **

 


I :

Place Georges Ista : né à Liège en 1874, Georges Ista fut dessinateur, peintre et aquafortiste. On lui doit de nombreuses oeuvres théâtrales wallonnes, dont le mythique "Titine est bizée" , une opérette revue qui fit les beaux jours du Pavillon de Flore en Outremeuse. Comme beaucoup, il partit en France, à Paris, où il retrouva d’autres auteurs wallons, dont Théophile Bovy, l’auteur du "Tchant des Walons". Journaliste et illustrateur pour de nombreux journaux et revues, il nous quitta en 1939. **

 


J :

Rue des Joncs : anciennement dénommée rue du Biez qui rappelait que le quartier était naguère parcouru de nombreux petits canaux appelés « biez « Cette rue a perdu sa dénomination ," biez" n’étant pas repris au dictionnaire de la langue française. Par contre, "jonc" se trouve bien au dictionnaire mais est nettement moins poétique. Ce nouveau nom évoque l’ancienne végétation de l’endroit. **

 

Rue Jondry : anciennement appelée rue Demesse, c’est en 1877 qu’elle changea de nom en souvenir de l’ancien passage d’eau de Jondry, tout proche. Naguère, à l’emplacement actuel des boulevards de Froidmont, Douai, Frankignoul et Poincaré coulait l’Ourthe, entourée de nombreux petits biez. Le passage de Jondry en facilitait la traversée pour ceux qui désiraient se rendre de Grivegnée ou de Basse-Wez vers Fétinne et les Vennes. Nous trouvons déjà trace du passage de Jondry au XIVème siècle. **

 


L :

Boulevard Emile de Laveleye : Cette artère est un somptueux boulevard, encore garni de son terre-plein central et de ses arbres centenaires ( certains, malades, ont été abattus ). Naguère, la première partie de cette artère était appelée quai Saint Vincent, mais en raison des travaux d’urbanisation exécutés pour l’Exposition Universelle de Liège de 1905, il fut rattaché au boulevard que nous connaissons aujourd’hui.

Ce n’est qu’en 1908 que la seconde partie fut également dénommée boulevard Emile de Laveleye, en l’honneur d’un homme qui bien que né en Flandres, à Bruges, fit ses études à Paris. Historien, littérateur, économiste, docteur en droit et en philosophie et lettres, ses travaux et sa réputation lui valurent de tenir la chaire d’économie politique à l’Université de Liège en 1863. Jouissant d’une très grande réputation dans le domaine de la politique générale, nombre d’universités et de gouvernements le comblèrent de distinctions. Bien qu’il ne soit pas Liégeois de pure souche, sa réputation a rejailli sur la Cité Ardente. Il décéda en 1892 dans la province de Namur. **

 

Avenue du Luxembourg : c’est sur des terrains devenus disponibles après l’Exposition Universelle de 1905 que l’on construisit dans les quartiers des Vennes et de Fétinne plusieurs artères , dont l’Avenue du Luxembourg. C’est en 1909 qu’on la baptisa du nom de ce petit pays, très proche du nôtre tant sur le point géographique que du point de vue de notre famille royale. Joséphine Charlotte, sœur de Baudouin Ier et d’Albert II, épousa le Grand Duc Jean de Luxembourg. **

 

Rue de Londres : d’abord baptisée rue de Berlin lors de sa création en 1905, cette rue changea de nom en raison de l’invasion de la Belgique par l’Allemagne pendant la guerre 14-18. Le Conseil communal liégeois décida à juste titre de la rebaptiser rue de Londres en décembre 1918 en hommage à la capitale de l’Angleterre, alliée de la Belgique pendant cette même guerre. **

 


M :

Avenue Mahiels : c’est en 1990 que l’on donna à cette avenue qui longe l’église de Fétinne le nom d’Albert Mahiels , qui était ingénieur en chef des travaux de la ville de Liège. **

 

Quai Mativa : c’est en souvenir de l’ancien pré disparu lors des travaux de la dérivation de l’Ourthe que l’on nomma ainsi ce quai en 1857. "Plaine riante et agreste", ainsi était défini cet endroit. De nombreuses générations de liégeois et de liégeoises se retrouvèrent là afin de profiter de ce pré et surtout d’en respirer l’air parfumé. Et oui, c’est bien du quai Mativa qu’il s’agit... Son appellation remonterait au XIIIème siècle où cet endroit était plus connu sous le nom de Mathieuval, c’est à dire le val de Mathieu. Comme en wallon Mathieu se dit Mathî et que val se traduit par va, voilà certainement l’origine du quai Mativa. **


N :

Rue Natalis : voilà encore une rue qui honore l’un de nos grands artistes : Michel Natalis, célèbre graveur né en 1609 pour prend la relève de son père, graveur également. A 22 ans, Michel se rend à Rome pour parfaire son talent et c’est 6 ans plus tard qu’il reviendra dans la Cité Ardente pour, entre autres, se voir confier la réalisation du portrait, sur le vif, de l’empereur d’Allemagne, Léopold Ier.

On raconte à ce sujet une anecdote qui rendit Natalis célèbre en Europe : l’empereur fut tellement impressionné par le talent du graveur qu’il remercia celui-ci avec effusion, Natalis, stupéfait, quitta l’audience en oubliant son burin. Revenant sur ses pas pour le récupérer, il vit avec surprise l’empereur s’avancer vers lui, le burin en main. Arrivé devant Natalis, l’empereur lui dit : "Souvenez-vous, Natalis, qu’un empereur vous a servi ". Michel Natalis, avec Jean Varin et les Valdor a fait la renommée de l’école de gravure liégeoise dans le monde entier. Après avoir crée maintes oeuvres d’art pour le plaisir de grands commanditaires, Natalis s’éteignit en 1670. Quant à la rue qui porte son nom, c’est en 1863 qu’elle fut ainsi baptisée, bien qu’elle existât depuis de nombreuses années. C’est dans cette rue que se trouvent les bâtiments de l’Onem et l’Hôtel de Police. **

 

Place des Nations Unies : c’est lors de l’Exposition Universelle de 1905 que Liège a voulu rendre hommage aux pays participants en nommant cette place de la sorte. En 1955, sur décision du Conseil Communal, on ajouta "unies" afin de rester dans l’actualité de l’après-guerre et de mieux faire référence à la fameuse Société des Nations, qui devint, après la guerre, en 1946 l’Organisation des Nations Unies. **

 

Rue des Naiveux : les « naiveux « appartenaient à l’un des bons métiers de la cité et exerçaient une profession dans laquelle bon nombre de liégeois se sont illustrés. Il s’agit de l’ancien nom donné aux bateliers. C’est en souvenir du trajet qu’empruntaient ces bateliers, après avoir remorqué les bateaux sur l’Ourthe, que l’on baptisa cette nouvelle rue en l’honneur de leur corporation. **

 


P :

Rue du Parc : Comme la place du même nom, le lieu appartenait au Pré Mativa depuis des siècles.

La création du Jardin d’Acclimatation et du Parc a bouleversé l’endroit entre 1864 et 1873. C’est un site où le houblon était omniprésent. En 1848, entre la rue et la place, Auguste Hock fit élever une confortable maison, puis, dans la foulée, quatre autres immeubles. L’urbanisme était lancé et le prix des terrains du quai de la Boverie a commencé à flamber ... **

 

Rue de Paris : comme la plupart des rues voisines, elle doit sa création aux terrains urbanisés après la fameuse Exposition Universelle de 1905. Il y a une rue de Liège ainsi qu’une station de métro baptisée Liège à Paris. Pourquoi n’y aurait il pas une rue de Paris à Liège ? On connaît depuis toujours l’attachement que porte Liège à sa grande sœur française. Il faut se rappeler que c’est la ville de Paris qui a offert le drapeau destiné à recevoir l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur, décerné par la France à la Cité Ardente en souvenir de son héroïque combat destiné à retarder l’avancée de l’ennemi durant la première guerre mondiale. **

 

Boulevard Raymond Poincaré : Né en 1860 et décédé en 1934, Raymond Poincaré fut président de la République Française. La Ville de Liège lui rendit hommage pour sa contribution dans la victoire des Alliés en 1918 en donnant son nom à un boulevard en 1932. La dernière partie de ce boulevard est sur Grivegnée. **

 

Rue des Pipiers : vers 1845, trois ouvriers pipiers d’origine allemande vinrent s’installer dans le quartier de la Bonne Femme. Au bout de quelques années, un seul, Antoine Treis, resta à Grivegnée ( les autres étant partis s’établir vers d’autres contrées ). Il fit venir de la main d’œuvre d’Allemagne . Ces pipiers, ainsi que leur famille, formèrent bientôt une petite colonie germanique dans le quartier. Eux et leurs descendants animèrent la Bonne Femme durant une centaine d’années jusqu'à la fermeture de leur entreprise. De toute leur activité, il demeure une rue pratiquement à l’abandon dans laquelle étaient établis les ateliers de la fabrique. **


R :

Avenue Reine Elisabeth : d’abord baptisée avenue de l’Allemagne, son nom subit le même sort que la rue de Londres : au lendemain de la guerre 14-18, on la débaptisa pour l’appeler avenue Reine Elisabeth, dénomination plus logique, la Reine Elisabeth étant la femme du vaillant Roi Albert 1er. Ce fut autant pour ses qualités de reine que de femme dont le zèle et le courage ont soutenu les soldats pendant les quatre années qu’a duré la guerre que la Ville de Liège a voulu lui rendre hommage. La Reine Elisabeth est née en 1876. Musicienne, elle créa le fameux concours Eugène Isaye, qui aujourd’hui porte le nom de "Concours Reine Elisabeth" et est parmi les plus prestigieux du monde. **

 


S :

Rue Eugène SIMONIS : Louis-Eugène Simonis, né à Liège le 11 juillet 1810 et décédé le 11 juillet 1882 à Koekelberg, est un sculpteur belge.

Après avoir étudié auprès de François-Joseph Dewandre à l'École de dessin de Liège, il part à 19 ans poursuivre sa formation en Italie à Bologne puis à Rome entre 1829 et 1836. Grâce à une bourse de la fondation Lambert Darchis, il étudie auprès de Mathieu Kessels et de l'illustre Carlo Finelli. Fort de cette formation à l'italienne, il revient en Belgique et est nommé professeur de sculpture à Liège. Préférant s'adonner librement à son art, il s'établit à Bruxelles où il devient directeur à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Il y fut entre autres le professeur de Julien Dillens ainsi que de Charles Samuel. Il est élu membre de l'Académie royale de Belgique le 1er décembre 1845, dans la Classe des Beaux-arts. Il est inhumé à Koekelberg (Berchem-Saint-Agathe).*

 

Rue de Spa: le Conseil Communal ayant pris soin de baptiser une des rues du quartier du nom de Chaudfontaine, il était évident que d’autres communes allaient suivre le même chemin. Alors, pour ne pas oublier l’autre perle, si pas la Reine des stations thermales belges, une rue se vit attribuer le nom de Spa en 1909. **

 

Rue Stappers : c’est en 1818 que cette rue fut baptisée à la mémoire d’Adolphe Stappers, poète et auteur dramatique wallon, né en 1823 et décédé en 1866. Adolphe Stappers avait un frère prénommé Charles-Joseph qui lui aussi s’essaya à la littérature wallonne. Serait ce pour honorer la famille au complet que cette rue ne spécifie pas le prénom ?

 

Rue de Stavelot : c’est en 1909 que l’on baptisa cette rue du nom de cette charmante ville. Stavelot doit son existence à Saint Remacle qui érigea là un couvent. Faut-il rappeler que Stavelot se trouve à 60 km de Liège et possède sur son territoire un circuit automobile mondialement connu, celui de Spa- Francorchamps, ainsi que la cascade de Coo? **

 

Rue Charles Steenebruggen : Charles Steenebruggen est un auteur wallon, né en 1883 et décédé en 1947. En plus d’être poète et auteur dramatique, il créa à Liège le théâtre communal du Trianon. C’est en 1956 qu’on donna son nom à une rue paisible et à l’aspect un peu campagnard. **

 


T :

Clos Michel Thiry : c’est en 1890 que l’on baptisa cette rue qui s’appelait jadis Impasse Discry. Michel Thiry fut un auteur wallon né en 1812 et décédé en 1880 . Enfant d’Outremeuse , il aurait peut-être apprécié davantage d’avoir une rue dans son quartier ! **

 

Rue de Turin : Anciennement rue de la Vesdre, cette rue fut dénommée rue de Turin à l’occasion du jumelage de la Cité Ardente avec cette ville du Piémont italien, le 3 juillet 1958. Située sur les rives du Pô, Turin est un des plus grands centres industriels et commerciaux du Nord de l’Italie. **

 


V :

Rue des Vennes : la rue des Vennes était naguère la seule voie du quartier du même nom, elle était alors nommée "voie Derrière Froidmont" ou "voie qui va vers Angleur", car ce chemin reliait la Boverie à Angleur. Ce hameau appartenait à la seigneurie d’Angleur et ce n’est qu’en 1729, lors d’un échange de terres entre les propriétaires concernés, que les chanoines de Saint Lambert réunirent le hameau des Vennes à la Boverie. Il faut également rappeler que sur ce site se trouvait l’ancienne usine-fonderie de la Compagnie Générales des Conduites d’Eau, qui a fourni des canalisations en fonte ( conduites d’eau ) dans le monde entier , y compris à Versailles. **

 

Rue de Verviers : c’est en l’honneur de la deuxième ville de la province de Liège que l’on baptisa cette rue en 1909. Il faut rappeler la séculaire et singulière coutume qui a persisté jusqu'à la disparition de la Principauté de Liège :les Verviétois étaient contraints de venir chaque année, en procession, jusqu'à Liège. Une fois arrivés, ils devaient se mettre à danser dès leur entrée dans la ville et ce jusqu'à la Cathédrale Saint Lambert. Ensuite, ils devaient offrir 3 pièces de monnaie à la ville : une en cuivre, une en argent et une en or ! Après quoi, ils devaient s’en retourner par le même chemin, toujours en dansant ! **

 

Place Barthélemy Vieillevoye : cette rue fut baptisée en souvenir du peintre historique , de sujets religieux et mythologiques qu’était Barthélemy Vieillevoye. Il excella également dans la réalisation de paysages et de portraits. Né à Verviers en 1798 et décédé en 1855, Vieillevoye était un artiste accompli. Il peignit un magnifique portrait imaginaire de Notger. **

 

Rue Saint-Vincent : c’est en 1879 que l’on baptisa ainsi cette rue en souvenir de son ancien tracé qui la faisait aboutir quai Saint Vincent. Le quai fut complètement transformé à la suite des travaux de l’Exposition de 1905 et devint, après le comblement du biez, le boulevard Emile de Laveleye. L’église de Fétinne, grosse bâtisse ronde à l’angle du Boulevard Emile de Laveleye et du Pont de Fétinne, s’appelle aussi église Saint-Vincent, martyr espagnol du IVème siècle. **

 


W :

Rue de Wetzlar : c’est en 1909 que l’on nomma cette rue, comme la plupart de celle du quartier. Certaines rues du quartier portaient des noms à consonance germanique : rue d’Allemagne, rue de Berlin... C’est avec logique qu’elles furent débaptisées au lendemain de la Première Guerre Mondiale au profit des noms de Reine Elisabeth et de Londres. Mais la rue de Wetzlar a, quant à elle, gardé son ascendance teutonne en souvenir du Tribunal Impérial de Wetzlar, dont dépendait Liège quand elle était membre du Saint Empire Romain de la nation germanique, c’est à dire jusqu'à la Révolution Française. La ville de Wetzlar se trouve sur la rivière Lahn, dans l’ancienne Prusse. **

 

Rue Adrien de Witte : né en 1850 et décédé en 1935, Adrien de Witte de Limminghe est un des rares liégeois à avoir vu une rue porter son nom de son vivant. Artiste peintre renommé, il fut le directeur de l’Académie Royale des Beaux Arts de Liège.

 

 

A suivre...

 

 

Sources :
* Wikipedia
** "Les rues de Liège" chez NOIR DESSIN Production LES RUE DE NOTRE QUARTIER Marie -L. GOOTS BOURDOUXHE,