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Promenade

 
     
 

Promenade à la découverte du quartier, un regard sur le passé et sur le présent…

Les Vennes-Fétinne, un quartier surgi des eaux

On s’y noyait presque, jadis, dans toute cette eau qui nous encerclait de partout, nous inondait, mais faisait vivre une quantité de moulins, de houillères, de pêcheries dissméninées dans un hameau marécageux où paissaient des bœufs et poussait du houblon. Mais trop, c’est trop et les débordements de l’Ourthe étaient vraiment décourageants.

« Rivière capricieuse, tu t’en iras en ligne droite désormais » rugit vers 1853 un génial ingénieur qui devait dans le même élan imposer sa loi à la royale Meuse. Elan ? Le mot est lâché.

Car depuis, cette «Dérivation» a créé une île entre les deux fleuves et un parc splendide; ça n’a pas arrêté de jaillir, de surgir, d’émerger, de naître et de se recréer…

Des exemples ? L’urbanisation de Fétinne, la création d’un canal de l’Ourthe, d’un chemin de fer, l’émergence d’usines importantes : Englebert, Cuivre et Zinc, Les Conduites d’eau, la Vieille Montagne… Et une fois réglé le sort du Fourchu Fossé qui deviendra un somptueux boulevard, voilà que sort de l’onde, non pas Vénus, mais une manifestation inattendue que l’on peut joindre par un pont de toute beauté et qui étale ses splendeurs sur toute la plaine des Vennes. Nous sommes en 1905. On voit ce que l’Exposition Universelle a apporté :7 millions de visiteurs, une solide confiance en nos nouvelles forces et …. un immense espace prêt à bâtir.

Les années folles virent surgir – de terre cette fois – une véritable ville-champignon fait de places en étoile, d’avenues spacieuses et d’ensembles prestigieux d’immeubles « Art Déco » qui ont l’ambition légitime de constituer un patrimoine.

Et le croiriez-vous ?Cela continue. À peine construit le boulevard de l’Automobile (sur un bras de l’Ourthe) et oubliées quelques années de vaches maigres, voilà que le quartier, d’industriel , va devenir « tertiaire » et ce sera « Belle Ile » (centre commercial ), « Zénobe Gramme » (centre d’affaires), établissements d’enseignement et j’en passe…

Le tout à proximité de grands axes routiers, d’une gare TGV, de la future Média-Cité et espaces verts que l’on soigne à la perfection.

Ah qu’il fait « bon de sortir de l’eau » quand on s’appelle Vennes Fétinne

Maryse Lurquin

 

En route….

La promenade prend son élan au Mamac, au Parc de la Boverie et se dirige, tantôt au bord de la Dérivation, tantôt dans les allées du Parc de la Boverie.

La Dérivation est franchie par le pont Hennebique qui mène au Ravel vers l’Église Saint-Vincent et le pont de Fétinne.

Celui-ci franchi, le promeneur découvre le monument Gramme et le superbe pont de Fragnée qui offre une jolie perspective, en aval, vers la Meuse, la Dérivation et leur île et en amont vers les haubans du Pont de Liège et vers les flancs boisés du Sart-Tilman.

Franchissant le carrefour, le promeneur est conduit, en longeant le quai Gloesener, vers Rivage en Pont et la petite écluse donnant accès au canal de l’Ourthe.

Le canal de l’Ourthe ouvre le chemin à un espace verdoyant et bucolique, habité par une faune et flore à observer et à découvrir.

La promenade, qui se prolonge jusqu’au confluent de l’Ourthe et de la Vesdre et à la réserve naturelle de l’Ile aux Corsaires, est interrompue pour permettre de découvrir la mutation d’un quartier industriel en quartier de services.

Le pont levant rouge franchi, le promeneur voit apparaître le centre commercial de Belle Ile et à sa gauche le parc d’affaires « Zénobe Gramme », l’un et l’autre construit sur un ancien site industriel, laissé longtemps à l’état de friche.

La traversée du pont de Belle Ile au-dessus de l’Ourthe, la rivière qui a marqué de son empreinte l’histoire du quartier, plonge le promeneur dans le temps des «années folles» qui ont suivi la première guerre mondiale . C’est le temps de l’Art Déco et de l’urbanisation de la plaine des Vennes.

Après avoir suivi le début du boulevard E de Laveleye, le promeneur, par l’avenue et la place Reine Elisabeth, aperçoit les immeubles sociaux construits un peu avant 1930.

Au bout de l’avenue Reine Elisabeth, apparaît la place des Nations Unies, place en étoiles, coupée en son milieu, par une ligne de chemins de fer. Rue de Spa, rue de Londres et en particulier la rue de Paris mettent en évidence l’architecture de l’époque.

Quittant la rue de Paris, le promeneur rejoint le boulevard E de Laveleye qui a épousé entièrement les courbes du Fourchu Fossé, un bras sauvage de l’Ourthe.

Arrivé au carrefour de l’avenue Mahiels et de la rue de Fétinne, il peut observer l’Église Saint-Vincent, construite en 1930, entourée d’un parc abritant plusieurs arbres remarquables.

Par la rue de Fétinne et la rue Gaucet, où il peut admirer une très jolie façade, il rejoint le quai Mativa, nouvellement rénové. Il suit le chemin, bordant la rive droite de la Dérivation, pour flâner dans le calme, admire l’autre berge et découvre « le rameur » de Mady Andrien.

Encore un pont, et le Mamac, point de départ, est là.

Bonne promenade